Retour sur quelques présentations

2013 dans le rétroviseur

mercredi 23 avril 2014
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Au pro­gramme de "2013 dans le rétro­vi­seur" :
- Pétition #EU­da­taP : une plus grande visi­bi­lité des archi­vis­tes dans les medias géné­ra­lis­tes et une pre­mière expé­rience de cam­pa­gne d’opi­nion électronique, Alice Grippon et Jean-Philippe Legois
- Tour de France et dyna­mi­que régio­nale : une pre­mière, Katell Auguié et Claire Bernard-Deust
- Archives et don­nées de la recher­che : du réfé­ren­tiel au minis­tère, en pas­sant par le congrès de l’ADBU (vers Paris-ICA-SUV), Hélène Chambefort et Charlotte Maday
- International : la Conférence annuelle de Bruxelles de l’ICA et la délé­ga­tion de l’AAF (vers Gérone-AC), Marina Dal Soglio et Marina Marchal
- Salon des maires : édition 2013 et pré­sen­ta­tion du guide Les archi­ves se réco­lent, Nathalie Lopes et Agnès Dejob
- Éducation artis­ti­que et cultu­relle : une audi­tion, et après ?, Jean-Philippe Legois et Elodie Belkorchia
- IABD et open data : une fédé­ra­tion d’asso­cia­tions et un groupe de tra­vail incontour­na­bles (vers IFLA 2014), Cyril Longin et Pascaline Watier
- Astaré, c’est parti !
- Du rap­port Blanchard à la jour­née inter­ré­seau, Histoire et mémoire des quar­tiers, Xavier de la Selle et Anne-Catherine Marin
- Des concours aux réfé­ren­tiels métiers, défen­dre la pro­fes­sion, Chloé Moser et Julien Benedetti
- Forum : pré­sen­ta­tion du livre EPub et lan­ce­ment de l’appel à can­di­da­tu­res pour le Forum 2016, Benjamin Suc et Alice Grippon

Tour de France et dynamique régionale : une première

-Intervention de Katell Auguié


Bonjour à tous,
Je crois pou­voir dire que la démar­che de dyna­mi­que asso­cia­tive enta­mée au len­de­main de l’élection du nou­veau conseil d’admi­nis­tra­tion était une envie par­ta­gée par tous de longue date. Je pense notam­ment aux grou­pes « pour une asso­cia­tion trans­ver­sale et soli­daire » initié en son temps par Christine Martinez et au « projet adhé­rent » initié par Xavier de la Selle.
Cette démar­che de concer­ta­tion est donc née d’une envie de la part des élus d’être en phase avec les besoins des mem­bres de l’asso­cia­tion, et plus lar­ge­ment de l’ensem­ble de la pro­fes­sion en déci­dant de s’adres­ser aussi aux archi­vis­tes non-adhé­rents. C’est une envie –sur­tout- de la part des adhé­rents d’être écoutés et enten­dus, de trou­ver leur place dans l’asso­cia­tion et de se mettre au ser­vice d’une asso­cia­tion dyna­mi­que.
Bref, une envie par­ta­gée par tous d’œuvrer pour une asso­cia­tion qui nous res­sem­ble !
Le chan­tier « dyna­mi­que asso­cia­tive » com­porte deux phases, ryth­mées par nos assem­blées géné­ra­les : une pre­mière de cons­tat, une seconde de pro­po­si­tions. Cette pre­mière année qui s’achève aujourd’hui a été très riche d’échanges. Un ques­tion­naire très com­plet (trop long ?!) a permis à chacun de s’expri­mer libre­ment sur tous les sujets. Nous avons recueilli 1501 répon­ses. Le Tour de France qui l’accom­pa­gnait a permis de créer cette proxi­mité tant atten­due dans 16 régions ou inter­ré­gions puis­que 400 per­son­nes se sont dépla­cées pour débat­tre de notre asso­cia­tion. Ce Tour de France a ainsi permis de réac­ti­ver nos grou­pes régio­naux.
Je remer­cie cha­leu­reu­se­ment les ser­vi­ces qui nous ont reçus pen­dant le Tour de France ainsi que les per­son­nes qui s’y sont dépla­cées et je laisse la parole à Claire Bernard-Deust, coor­di­na­trice des grou­pes régio­naux.

- Intervention de Claire Bernard-Deust


L’orga­ni­sa­tion du Tour de France : la réa­lité d’une dyna­mi­que régio­nale.
- Le tour de France a été orga­nisé et accueilli, y com­pris dans les régions où il n’y avait pas de groupe cons­ti­tué.
- Toutes les per­son­nes contac­tées ont répondu avec enthou­siasme et ont été très réac­ti­ves.
C’est la preuve que les réseaux locaux exis­tent et peu­vent être faci­le­ment acti­vés même s’ils ne sont pas cons­ti­tués en groupe régio­nal.
Pourquoi les grou­pes régio­naux.
L’inté­rêt du réseau local :
- notam­ment pour les archi­vis­tes de « petits ser­vi­ces », les archi­vis­tes isolés ;
- mais aussi pour les jeunes pro­fes­sion­nels qui ne sont plus dans le réseau étudiant mais pas encore com­plè­te­ment insé­rés dans le réseau pro­fes­sion­nel parce qu’ils n’ont pas de poste fixe et ne peu­vent s’impli­quer dans une sec­tion en par­ti­cu­lier.
Il est aussi essen­tiel dans un contexte bud­gé­taire de plus en plus contraint, où il est dif­fi­cile pour beau­coup d’entre nous d’obte­nir la prise en charge de frais de dépla­ce­ment.
C’est un échelon impor­tant en dehors du réseau ins­ti­tu­tion­nel pour :
- se connaî­tre : on contacte plus faci­le­ment les col­lè­gues quand on a eu l’occa­sion de faire leur connais­sance lors d’une réu­nion, d’une jour­née d’étude, etc. ;
- échanger, coo­pé­rer, tra­vailler ensem­ble ;
- décloi­son­ner : des adhé­rents venant de dif­fé­ren­tes sec­tions / des archi­vis­tes du public et du privé peu­vent ainsi se ren­contrer.
La vie asso­cia­tive.
Les réu­nions loca­les :
- per­met­tent d’être au cou­rant de l’actua­lité de l’asso­cia­tion et d’y par­ti­ci­per lorsqu’on n’a pas tou­jours la pos­si­bi­lité de se dépla­cer sur des mani­fes­ta­tions natio­na­les ;
- sont des moments de vie asso­cia­tive et d’échanges pro­fes­sion­nels.
Les coor­di­na­teurs régio­naux.
- Il est impor­tant que la coor­di­na­tion d’un groupe régio­nal soit assu­rée par une équipe.
- Ce sont sou­vent des per­son­nes qui s’enten­dent bien, qui sont moti­vées, qui
appré­cient de tra­vailler ensem­ble sur des pro­jets para-pro­fes­sion­nels.
- On cons­tate d’ailleurs qu’il est par­fois dif­fi­cile de trou­ver une « relève » lorsqu’une
équipe sou­haite passer la main.
Bilan 2013.
- Une créa­tion de groupe : le groupe Caraïbes (Antilles-Guyane) ;
- Un pas­sage de flam­beau dans deux grou­pes :

  • Bretagne-Pays-de-la-Loire,
  • Provence-Alpes-Côte d’Azur ;
    - Des groupes à relancer :
  • Centre,
  • Auvergne-Limousin,
  • Bourgogne-Franche Comté,
  • Midi-Pyrénées,
  • et quelques autres.

Archives et données de la recherche : du référentiel au ministère, en passant par le congrès de l’ADBU (vers Paris-ICA-SUV), Hélène Chambefort et Charlotte Maday

Pendant ce temps, dans le domaine de l’ensei­gne­ment supé­rieur et la recher­che....la ques­tion des don­nées de la recher­che s’est posée avec une grande acuité : sujet très vaste, il impli­que de nom­breux acteurs autour de la confi­den­tia­lité, du par­tage, de la mise à dis­po­si­tion au sein de la com­mu­nauté scien­ti­fi­que et bien sûr de la conser­va­tion de ces don­nées (pour la plu­part électroniques). Nous avons, en tant qu’archi­viste, un rôle impor­tant à jouer quant à la prise en charge, la col­lecte (rai­son­née) et la conser­va­tion de ces don­nées. Il nous semble en effet impor­tant de faire sub­sis­ter le prin­cipe du res­pect de pro­ve­nance et de res­pect de l’orga­ni­sa­tion du pro­duc­teur lorsqu’il s’agit de réflé­chir aux don­nées de la recher­che, car ces concepts sont peu connus des cher­cheurs comme des autres com­mu­nau­tés de l’IST mais sont pri­mor­diaux dès qu’il s’agit de prou­ver la pater­nité d’une inven­tion ou d’une idée.

En novem­bre der­nier, plu­sieurs per­son­nes de la sec­tion Aurore ont assisté au col­lo­que du Havre orga­nisé par l’ADBU sur ce thème. Suite à celui-ci, l’ADBU a pro­posé à notre sec­tion de par­ti­ci­per à un groupe de tra­vail sur ce sujet.
La sec­tion Aurore, a tra­vers le groupe de tra­vail sur les archi­ves de la recher­che (dont les conclu­sions et les tra­vaux sont dif­fu­sés ou expli­ci­tés dans diver­ses publi­ca­tions de l’AAF), s’est enga­gée très tôt dans les réflexions sur le sujet . Cela a notam­ment abouti a la créa­tion et la mise en ligne du réfé­ren­tiel de conser­va­tion des archi­ves de la recher­che, mais également a la défi­ni­tion du thème de la pro­chaine confé­rence annuelle sur les archi­ves des ESR de l’ICA, autour des archi­ves et don­nées de la recher­che, puis, suite à notre ren­contre les res­pon­sa­bles de l’infor­ma­tion scien­ti­fi­que et tech­ni­que du Ministère de l’Enseignement supé­rieur et la recher­che, a l’inté­gra­tion de la sec­tion Aurore et de ses archi­vis­tes dans les seg­ments consa­crés a l’archi­vage électronique (6) et aux don­nées de la recher­che (10) du projet Bibliothèque scien­ti­fi­que numé­ri­que.

D’autre part, la sec­tion Aurore avait initié en 2010 un rap­pro­che­ment avec l’ Agence de mutua­li­sa­tion des uni­ver­si­tés et établissements d’ensei­gne­ment supé­rieur et de recher­che (AMUE), ayant pour fina­lité la publi­ca­tion d’un recueil de fiches pra­ti­ques (Guide bleu AMUE). La Section Aurore a été de nou­veau appro­chée fin 2013 par l’AMUE, pour débu­ter un par­te­na­riat qui trouve une pre­mière concré­ti­sa­tion à tra­vers la créa­tion très récente d’un groupe-métier (groupe de tra­vail cons­ti­tué par des pro­fes­sion­nels et piloté par l’AMUE) qui aura pour mis­sion de pro­lon­ger la réflexion vers l’évaluation, la des­crip­tion, la recom­man­da­tion et la mise en place de pro­cé­du­res d’archi­vage au sein des établissements par­te­nai­res.

International : la Conférence annuelle de Bruxelles de l’ICA et la délégation de l’AAF (vers Gérone-AC), Marina Dal Soglio et Marina Marchal

Salon des maires : édition 2013 et présentation du guide Les archives se récolent

- Intervention de Nathalie Lopes

Pour la pre­mière fois, l’AAF a par­ti­cipé au salon des Maires qui s’est tenu porte de Versailles du 19 au 21 novem­bre 2013.

Organisé par l’Association des Maires de France et le Groupe moni­teur, cette mani­fes­ta­tion est un lieu de ren­contres et d’échanges entre les dif­fé­rents acteurs, publics ou privés, œuvrant pour les col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­ria­les. Il se décom­pose en deux par­ties : 5 pavillons d’expo­si­tion et des salles pour des confé­ren­ces à l’inten­tion des élus.

Selon les orga­ni­sa­teurs, le bilan de l’édition 2013 est plutôt posi­tif avec 800 expo­sants sur près de 55.000 m² et sur­tout une fré­quen­ta­tion en hausse de 8% par rap­port à 2012 avec près de 60.000 visi­teurs com­po­sés essen­tiel­le­ment :
- d’élus locaux, maires, adjoints, conseillers muni­ci­paux, pré­si­dents de syn­di­cat ou de com­mu­nauté de com­mu­nes. Les élus de peti­tes ou moyen­nes col­lec­ti­vi­tés étaient les plus repré­sen­tés.
- et des fonc­tion­nai­res ter­ri­to­riaux toutes filiè­res confon­dues

En ce qui concerne le stand de l’AAF, 16 per­son­nes se sont relayées sur les 3 jours pour le tenir et trans­met­tre, auprès des visi­teurs et des autres expo­sants, le mes­sage de l’Association. A savoir :
- Faire connaî­tre l’AAF auprès des élus locaux,
- Expliquer le rôle, les mis­sions et les tâches d’un ser­vice d’archi­ves et d’un archi­viste,
- Rappeler aux élus et aux fonc­tion­nai­res leurs obli­ga­tions en matière d’archi­ves,
- Valoriser notre métier et notre savoir faire

Les échanges avec les visi­teurs ont été très fruc­tueux et ont permis de lister les préoc­cu­pa­tions des élus et en par­ti­cu­lier leurs dif­fi­cultés à appli­quer la règle­men­ta­tion en matière d’archi­ves que ce soit la col­lecte, l’élimination, et la consul­ta­tion des docu­ments.
D’autres sujets ont aussi été évoqués comme les dif­fi­cultés liées à la déma­té­ria­li­sa­tion des actes et des pro­cé­du­res ou bien celles liées à la valo­ri­sa­tion des fonds.
Étant donné que le sujet omni­pré­sent de l’édition 2013 du salon était la réforme des ryth­mes sco­lai­res, les échanges concer­naient aussi la pos­si­bi­lité pour les archi­vis­tes de s’impli­quer dans sa mise en place par la créa­tion d’ate­liers.

Afin de nous aider à faire passer notre mes­sage, l’AAF pro­po­sait des docu­ments pou­vant inté­res­ser autant les élus, quel­que soit la taille de leur col­lec­ti­vité, que les fonc­tion­nai­res.
Ces fiches pra­ti­ques concer­naient :
- Le réco­le­ment en période électorale
- La tenue des regis­tres des actes admi­nis­tra­tifs
- Les mis­sions d’un ser­vice d’archi­ves et com­ment faire fruc­ti­fier ce ser­vice

Une docu­men­ta­tion sur les publi­ca­tions de l’AAF et sur le Centre de for­ma­tion était mise à dis­po­si­tion des visi­teurs ainsi qu’une fiche rela­tive aux for­ma­tions uni­ver­si­tai­res.

Le salon a aussi permis de pren­dre des contacts avec d’autres par­te­nai­res, comme les minis­tè­res pré­sents au salon, les asso­cia­tions, la presse....

Pour cette pre­mière pré­sence, le bilan peut être consi­déré comme très posi­tif à plu­sieurs niveaux :
- Les ren­contres avec les par­te­nai­res qu’ils soient ins­ti­tu­tion­nels ou asso­cia­tifs.
- Les échanges avec les élus et les fonc­tion­nai­res.

Nous avons pu cons­ta­ter que la notion d’archi­ves était bien connue des élus et des fonc­tion­nai­res mais qu’il était encore néces­saire de tra­vailler sur nos mis­sions et notre rôle.
Étant donné ce bilan posi­tif, le conseil d’admi­nis­tra­tion a décidé de renou­ve­ler l’opé­ra­tion pour le pro­chain salon des Maires qui est prévu du 25 au 27 novem­bre 2014.

-Intervention d’Agnès Dejob

Le contexte de lan­ce­ment de ce petit guide est idéal. Entre les deux tours des élections muni­ci­pa­les, quel­ques uns entre­voient la pers­pec­tive du réco­le­ment régle­men­taire. Et quel lieu aurait été plus appro­prié, la pré­pa­ra­tion de l’emmé­na­ge­ment sur ce site des Archives natio­na­les ayant entraîné un des réco­le­ments les plus gigan­tes­ques de l’his­toire de l’huma­nité ?
Mais un des défis, pour les auteu­res, Katell Auguié et moi-même, a été de ne pas s’adres­ser qu’aux archi­vis­tes du sec­teur public. Nous avons voulu donner un outil aussi adapté aussi aux ser­vi­ces d’archi­ves du privé, la tenue du réco­le­ment étant, bien entendu, un socle sur lequel repose l’orga­ni­sa­tion d’une grande partie du tra­vail de l’archi­viste. Pour faci­li­ter la lec­ture et per­met­tre le tri entre les infor­ma­tions concer­nant spé­ci­fi­que­ment le réco­le­ment régle­men­taire et les autres, nous avons uti­lisé un sys­tème de pic­to­gramme.
Vous trou­ve­rez, dans ce guide, outre le cha­pi­tre intro­duc­tif rap­pe­lant les enjeux, une struc­ture orga­ni­sée autour de deux prin­ci­paux cha­pi­tres :
- L’un est consa­cré à la conduite du projet. Il vise à aider chacun à ajus­ter les objec­tifs de son réco­le­ment à ses moyens et à ses besoins, en se posant les bonnes ques­tions à l’avance (par exem­ple : si des locaux de conser­va­tion sont sus­pects, on y pous­sera plus loin le relevé d’infor­ma­tions sur l’état sani­taire ; si le ser­vice dis­pose d’une bonne col­lec­tion d’ins­tru­ments de recher­che, on sait d’avance que l’iden­ti­fi­ca­tion des docu­ments sera plus rapide ; etc.). Nous y évoquons la ques­tion des moyens, maté­riels et humains, et de l’orga­ni­sa­tion néces­sai­res ; ainsi que celle des uti­li­sa­tions du réco­le­ment, car il ne s’agit pas de refer­mer le dos­sier une fois que l’opé­ra­tion est ache­vée, puis­que c’est bien au contraire un outil de pla­ni­fi­ca­tion de cam­pa­gnes de trai­te­ment intel­lec­tuel et phy­si­que des archi­ves et d’amé­na­ge­ments des locaux ; c’est en outre une oppor­tu­nité de com­mu­ni­quer sur son fonds et son métier avec dif­fé­rents types d’inter­lo­cu­teurs.
- Un autre cha­pi­tre, plus pra­tico-pra­ti­que, est consa­cré au dérou­le­ment des opé­ra­tions. Il pro­pose une méthode de relevé topo­gra­phi­que, avec de petits conseils, par exem­ple ce qu’il peut être utile de noter pour vous-même même si ce n’est pas obli­ga­toire, ou au contraire ce dans quoi il ne faut pas s’enga­ger, mais remet­tre à plus tard… ; ou encore des éléments pour vous aider à trou­ver votre défi­ni­tion de ce qui dis­tin­gue un docu­ment en « bon » état d’un docu­ment en « mau­vais » état ou un condi­tion­ne­ment « adapté » d’un non adapté. Ce même cha­pi­tre rap­pelle les types d’infor­ma­tions à recueillir pour le procès-verbal qui sera dressé, sur l’his­toire du fonds, de sa cons­ti­tu­tion, les locaux, les mesu­res de sécu­rité…

Avant de finir, je rap­pelle que ce guide fait partie d’une for­mi­da­ble col­lec­tion des « petits guides » du centre de for­ma­tion, dont c’est le cin­quième, et pas le der­nier, puis­que – nous l’avons évoqué en réu­nion de la Commission « Formation - emploi – métier » hier – plu­sieurs pro­jets exis­tent dont un, sur les archi­ves électroniques, pour 2014.
Encore un mot pour remer­cier nos nom­breux, minu­tieux et encou­ra­geants relec­teurs, dont la liste est bien sûr dans le guide, à Aude Collet, à tous ceux qui ont par­ti­cipé d’une manière ou d’une autre… et à Katell, pour le plai­sir de cette col­la­bo­ra­tion.

Éducation artistique et culturelle : une audition, et après ?, Jean-Philippe Legois et Elodie Belkorchia

Astaré, c’est parti !

Des concours aux référentiels métiers, défendre la profession

- Intervention de Julien Benedetti

Dans le cadre des tra­vaux de la Commission Formation, Emploi, Métiers (Cofem), Chloé Moser (pré­si­dente de la com­mis­sion) a pro­posé à Julien Benedetti (pré­si­dent de l’Aeda-UP et membre de la Cofem) de pren­dre la parole lors de l’assem­blée géné­rale de l’Association des Archivistes Français (AAF) mer­credi 26 mars der­nier.
Vous trou­ve­rez en sui­vant ce lien son inter­ven­tion.

- Intervention de Chloé Moser

L’année 2013 s’annon­çait pro­met­teuse pour les archi­vis­tes avec une belle mois­son de concours : 4 pour la fonc­tion publi­que ter­ri­to­riale et 1 pour la fonc­tion publi­que d’Etat. Malheureusement, elle a été plutôt syno­nyme de gran­des décep­tions et révé­la­trice d’une pro­fonde inquié­tude…
Outre les pro­blè­mes, désor­mais tra­di­tion­nels, d’ins­crip­tion au concours d’assis­tant prin­ci­pal de conser­va­tion du patri­moine (caté­go­rie B+), nous avons eu la désa­gréa­ble sur­prise de décou­vrir les mêmes pro­blè­mes d’ins­crip­tion au concours d’assis­tant de conser­va­tion du patri­moine (caté­go­rie B). Dans les 2 cas, il s’agit d’un manque de reconnais­sance de nos diplô­mes, for­ma­tions ini­tia­les, mais aussi de nos expé­rien­ces ou réa­li­sa­tions d’archi­vis­tes.
Plus encore, les résul­tats publiés en fin d’année pour le concours d’atta­ché de conser­va­tion du patri­moine et celui de conser­va­teur ont pu révé­ler le réel danger qui menace la pro­fes­sion d’archi­viste : des pertes de postes dont les col­lec­ti­vi­tés ont pour­tant besoin, des épreuves et sujets très sou­vent ina­dap­tés à la réa­lité du métier et de son exer­cice dans les admi­nis­tra­tions et col­lec­ti­vi­tés, une grande décep­tion pour de nom­breux col­lè­gues aspi­rant à sécu­ri­ser leur situa­tion pro­fes­sion­nelle mais qui ne cor­res­pon­dent pas aux exi­gen­ces des concours.
L’AAF a donné une place impor­tante et désor­mais affi­chée à cette action en faveur des sta­tuts et concours de la fonc­tion publi­que avec la refon­da­tion de la Commission Formation en Commission Formation, Emploi, Métiers et la créa­tion d’un groupe « sta­tuts et concours de la fonc­tion publi­que », com­posé de 15 archi­vis­tes aux pro­fils variés. Cette action, au-delà des concours et au sein de la COFEM, n’a pas lieu seu­le­ment pour les archi­vis­tes du public mais pour la défense de toute la pro­fes­sion, par le biais du groupe « Métiers ».
Les actions de l’AAF et de la COFEM sur ces 2 thé­ma­ti­ques se sont décli­nées l’année der­nière en 4 com­mu­ni­qués, plu­sieurs cour­riers adres­sés aux minis­tè­res, SIAF, DGCL, etc., (et même 2 répon­ses !), des ren­contres avec la DGCL, des ren­contres et un dia­lo­gue avec les asso­cia­tions des pro­fes­sions sœurs (biblio­thé­cai­res, docu­men­ta­lis­tes, archéo­lo­gues). Nous avons également élaboré un état des lieux de l’ensem­ble des pro­blé­ma­ti­ques liées aux concours et au statut des archi­vis­tes de la fonc­tion publi­que, publié 4 nou­vel­les fiches métiers issues du réfé­ren­tiel. Référentiel qui sera d’ailleurs mis à jour cette année sur le fond et sur la forme.
Mais, dans ce contexte grave de perte de postes, de non reconnais­sance de nos spé­ci­fi­ci­tés dans les épreuves, de pré­ca­ri­sa­tion d’une partie de nos col­lè­gues dans des situa­tions sou­vent inad­mis­si­bles et aussi, dans ce contexte d’élections, je sou­haite aujourd’hui faire appel à vous tous, « tra­vailleu­ses, tra­vailleurs », archi­vis­tes du public comme du privé ! Un appel pour que nous ayons bien cons­cience que, sur ce sujet, il ne sera pas pos­si­ble d’obte­nir des avan­cées et des modi­fi­ca­tions satis­fai­san­tes si nous ne sommes pas ras­sem­blés dans un mes­sage unique, clair et tran­ché. Un appel pour que chaque archi­viste se sente concerné par ces pro­blé­ma­ti­ques récur­ren­tes de concours, un appel pour que nous soyons coor­don­nés et réunis pour conti­nuer à mieux défen­dre notre pro­fes­sion…
Dans ce souci d’union des archi­vis­tes autour de nos pro­po­si­tions, nous avons sou­haité également et à nou­veau remer­cier l’AEDA-UP qui a affi­ché une motion de sou­tien à notre der­nier com­mu­ni­qué sur les concours d’atta­ché de conser­va­tion du patri­moine et de conser­va­teur, je cède la parole tout de suite à Julien Benedetti, son pré­si­dent…
Chloé MOSER
Présidente de la Commission Formation, Emploi, Métiers, membre des grou­pes « Concours et sta­tuts de la fonc­tion publi­que », « Métiers » au sein de la Commission.

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