La section AURORE de l’AAF propose de revenir sur le rôle de l’archiviste intermédiaire à l’occasion de sa journée d’étude, intitulée « Archives intermédiaires : révéler un métier, valoriser ses missions » et prévue le 2 octobre 2026 à Orléans.
Les missions de l’archiviste intermédiaire, aussi riches que variées, s’articulent autour de la sensibilisation, de l’accompagnement, de la collecte, du classement, des éliminations, de la logistique ou encore de la valorisation. Autant de missions qui le définissent comme un véritable « couteau-suisse », capable de s’adapter à divers facteurs et formes de travail pour mener à bien ses responsabilités.
Cette journée, structurée autour de deux thématiques, interrogera d’abord la visibilité d’un service d’archives intermédiaires et ses implications au sein de son établissement, ainsi que la part immergée de l’iceberg que constituent ses missions souvent méconnues de l’archiviste intermédiaire. Elle explorera ensuite les actions de valorisation qui peuvent être mises en oeuvre pour faire connaître les archives intermédiaires et l’archiviste.
Partie 1 – Visibilité du métier d’archiviste en service d’archives intermédiaires
L’objectif de cette partie est de mettre en lumière la pluralité de nos missions, notre expertise, de la création du document à sa conservation intermédiaire, et l’impact de nos actions sur les archives définitives souvent méconnu ou parfois sous-estimé.
1) L’archiviste « intermédiaire », acteur clé de la construction, de la diffusion et de la préservation de la mémoire de son établissement
Rôle de l’archiviste dans un service d’archives intermédiaires :
- Enjeux juridiques et administratifs
- Compétences et savoir-faire
- Préservation de la mémoire institutionnelle
Le périmètre d’intervention des missions/actions de l’archiviste dans l’archivage courant :
- Le « rendre service » entre accompagnement et récupération de vrac (« archiviste-éboueur »).
- Les actions invisibilisées réalisées par les archivistes
Gestion d’un service d’archives :
- Gestion de projet : méthodologie, qualité (processus et procédures), amélioration continue
- Adaptation à son ou ses CST : contraintes et opportunités
- Dérogation pour la conservation des archives définitives
2) Reconnaissance et visibilité du métier
Stratégies internes pour rendre visible le métier dans notre établissement (sensibilisation, écoute, patience, formation, notes…) auprès des agents, de la hiérarchie et de la gouvernance
- Positionnement dans l’organigramme : visibilité et enjeux
- S’inscrire dans les schémas stratégiques de l’établissement
- Transversalité de la compétence archives dans les projets
- Valoriser le métier par la médiation et la formation (en expliquant nos métiers, on les rend moins obscurs et de fait, on les valorise auprès de différents publics).
Stratégies externes et réseaux professionnels (partenariats, association, participation journées d’études…)
- Stratégies de communication envers le grand public pour faire découvrir nos métiers et ainsi les mettre en lumière.
- Est-ce que les archives de la recherche peuvent être un prisme pour rendre visible le métier d’archiviste ?
3) L’archiviste face aux défis contemporains
Évolution constante du métier et adaptabilité :
- Les formations universitaires de plus en plus spécialisées (montée en compétence des archivistes déjà diplômés)
- Les moyens humains et financiers attribués (enquête pour connaître les membres AURORE)
Adaptation aux nouvelles technologies avec les moyens qui nous sont attribués :
- Gestion des archives hybrides
- Production massive de données
- Conservation pérenne réglementaire (mais dans les faits ?)
Transition numérique et impact du numérique
- Faut-il tout numériser ?
- Comment financer la dématérialisation/numérisation.
Collaboration avec d’autres métiers pour collecter, archiver et conserver
Partie 2 – Actions de valorisation des archives intermédiaires
L’objectif de cette partie est d’explorer et d’illustrer les méthodes et les outils à disposition pour faire découvrir la richesse et la diversité des fonds conservés par les services d’archives intermédiaires.
1) Collaboration avec le monde universitaire et le public extérieur
Rôle de l’archiviste dans l’orientation du public :
- Accueil d’étudiants, de lecteurs, de chercheurs
- Faciliter et mettre à disposition des documents pour des mémoires, des thèses ou projets de recherche (quels projets valorisant en ont découlé ?)
2) Expositions, médiation culturelle et valorisation (interne et externe)
Conception d’exposition (physique ou virtuelle)
- Choix des thèmes
- Collaboration
- Impact (évaluation de l’impact des actions de valorisation)
Organisation de visites des services (locaux, magasins)
- Parcours thématique mis en place ?
- Réalisation d’ateliers ?
- Impact
Utilisation des réseaux sociaux
Accessibilité des archives
- Numérisation (critères de choix pour numérisation)
- Mise en ligne et/ou contractualisation avec FranceArchives ;
- Utilisation d’outils interactifs
-Stratégie pour attirer vers les archives intermédiaires (objets insolites, goodies…)
Consignes :
– Les propositions devront être envoyées avant le 29 juin 2026 et comporter un titre (même temporaire) et un résumé de quelques lignes.
– Le format de l’intervention ne pourra pas excéder 20 minutes
– Un support de présentation est demandé.
– Les organisateurs se laissent le choix de programmer la proposition sur une table ronde et non sous forme d’intervention.