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Archives photographiques

P U N C T U M n°3 (septembre – octobre 2024)

Accessible à tous

Publié le 26 septembre 2024

Retrouvez la lettre dans son entièreté, illustrée des photographies choisies à la fin de cet article.

Coordination éditoriale

Camille Viala Rouy, cheffe de projet et responsable du fonds photographique Alix, mairie de Bagnères-de-Bigorre

Préface Gwenola Furic, Conservatrice-restauratrice du patrimoine photographique

Institutions de conservation

Archives départementales du Calvados

Archives municipales de Marseille

Archives municipales de Rochefort

Première de couverture

Théodore Levaltier, [Essai d’autochrome dans le jardin], 11 septembre 1908. Autochrome, 9 x 12 cm. 103 Fi 2 (n°18). Fonds Théodore Levaltier © Archives départementales du Calvados.


n°3. SEPTEMBRE-OCTOBRE 2024
EN COULEURS ! – P U N C T U M

La lettre bimes­trielle du groupe de tra­vail Archives pho­to­gra­phi­ques de l’Association des archi­vis­tes fran­çais

É D I T O

Cette lettre bimes­trielle a pour voca­tion de valo­ri­ser les fonds et col­lec­tions pho­to­gra­phi­ques conser­vés dans les dépôts d’archi­ves, autour d’une thé­ma­ti­que com­mune et en don­nant la parole aux archi­vis­tes. Ce projet d’édition numé­ri­que naît d’une volonté de mettre en lumière la diver­sité et la richesse des corpus pho­to­gra­phi­ques des col­lec­tions publi­ques et pri­vées en réu­nis­sant des images dans le cadre d’un projet de valo­ri­sa­tion commun et trans­ver­sal. P U N C T U M porte une atten­tion par­ti­cu­lière à la maté­ria­lité de l’objet pho­to­gra­phi­que et aux notions de savoir-faire, de pro­duc­teurs et d’usages.

Pour chaque numéro, P U N C T U M réunit archi­vis­tes et acteurs du monde de la pho­to­gra­phie afi n de faire dia­lo­guer les dis­ci­pli­nes et les fonds pho­to­gra­phi­ques au regard des pho­to­gra­phies pro­po­sées par les ins­ti­tu­tions de conser­va­tions asso­ciées.

P R É F A C E
« C’est par le stu­dium que je m’inté­resse à beau­coup de pho­to­gra­phies, soit que je les reçoive comme des témoi­gna­ges poli­ti­ques, soit que je les goûte comme de bons tableaux his­to­ri­ques car c’est cultu­rel­le­ment (cette conno­ta­tion est pré­sente dans le stu­dium) que je par­ti­cipe aux figu­res, aux mines, aux gestes, aux décors, aux actions. Le second élément vient casser (ou scan­der) le stu­dium. Cette fois, ce n’est pas moi qui vais le cher­cher (comme j’inves­tis de ma cons­cience sou­ve­raine le champ du stu­dium), c’est lui qui part de la scène comme une fl èche, et vient me percer. Un mot existe en latin pour dési­gner cette bles­sure, cette piqûre, cette marque faite par un ins­tru­ment pointu ; ce mot m’irait d’autant mieux qu’il ren­voie aussi à l’idée de ponc­tua­tion et que les photos dont je parle sont en effet comme ponc­tuées, par­fois même mou­che­tées, de ces points sen­si­bles ; pré­ci­sé­ment, ces mar­ques, ces bles­su­res sont des points. Ce second élément qui vient déran­ger le stu­dium, je l’appel­le­rai donc punc­tum ; car punc­tum, c’est aussi : piqûre, petit trou, petite tache, petite cou­pure – et aussi coup de dés. Le punc­tum d’une photo, c’est ce hasard qui, en elle, me point (mais aussi me meur­trit, me poigne. »


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Quelques réfé­ren­ces biblio­gra­phi­ques
Boulouch, N. Le ciel est bleu. Une his­toire de la pho­to­gra­phie cou­leur, Éd. Textuel, 2011, 224 p.
Lavédrine, B., Gandolfo, J-P. L’auto­chrome Lumière. Secrets d’ate­lier et défi s indus­triels, Éd. CTHS, 2009, 391 p.